Ligne de coque ivre de conquête la vitesse en dénominateur commun fureur de vivre au nom d’aucune loi cherchant la bagarre Mac Queen de son prénom Steve il incarna des héros marqués au fer rouge sans haine mais d’une violence d’insurgé.

Micheline aimerait défenestrer son train-train quotidien. Mais sa volonté fait grève. Elle est otage d’un transport sans transcendance. Un paysage vallonné anime ses rêveries. Elle reste cependant dans une morne périphérie, taguée intérieurement par un mal passager.

Elle est un corps conducteur qui se recharge. Son humeur retrouve soudain un entrain. Ce n’est pas la première classe, encore moins l’Orient-Express, mais un transsibérien qui la sort d’un goulag intérieur. Son teint de steppe reprend des couleurs. Pendant ce temps là le train avale des kilomètres, brinquebalant d’un état à un autre Micheline.

Ambiance de travail LED.
Vous entrez dans un local de surveillance. La pièce sommairement aménagée est située au rez-de-chaussée d’un immeuble en construction. Cette intrusion constitue une infraction passible de poursuite. Le pictogramme apposé sur la porte était sans équivoque. L’employé n’est pourtant pas à son poste. Ni dans les environs. Ce qui constitue une autre infraction. Vous détaillez le mobilier. Aucune voix ne vient vous interpeller. Aucun molosse ne vient déchirer le silence. L’atmosphère semble débarrassé de tout contact extérieur. Vous faite corps avec ce milieu aseptisé. On pourrait imaginer que c’est vous. De retour d’une énième pause cigarette.

La carte bancaire et le territoire
Il est loin le temps des périples de Marco Polo devisant des terra incognita. A notre époque, il est plus courant de croiser Marco en polo. L’exotisme opère en circuit fermé. Marco Polo était un messager de la lenteur. Le jeune vénitien partit en 1271 de la république de Venise pour rallier les confins de l’Asie centrale. C’est-à-dire un voyage aller de trois ans qui se retourna comme une calzone pendant trois nouvelles années. Dans un laps de temps identique son contemporain a eu l’occasion de faire plusieurs fois le tour du globe. La route de soi a pris de ce fait le pas sur la route de la soie.

Les Mongols à Venise.

L’aventurier vénitien visita le peuple Tartares. Le vacancier photographie son steak tartare. De tous temps les voyageurs ont dû faire face à l’adversité et s’adapter. Le vacancier débonnaire n’est pas à l’abri d’un mouvement social. Le jeune explorateur devait se prémunir d’un mouvement ennemi. A chacun son foyer de tensions belligérantes.
Marco Polo traversait des contrées le plus souvent hostiles. Il évoluait dans un monde où la tolérance et le respect étaient les marques d’un déclin. L’ethnographe conta par le menu des récits guerriers, fondateurs d’une dynastie de Khan. Son contemporain n’est pas en reste. Marco en Polo affronta le marteau de la colère. Il triompha à maintes reprises du redoutable Shao Khan dans Mortal Kombat 9. Sa renommée se propagea par la suite de forum en forum, comme celle de Marco Polo dans les agoras de son temps.

En tout éclat de cause
Deux éclats. Vitre. Morceaux épars. Les pensées le sont. Passant du coq à l’âne mais restant confinée les arches se répètent. On imagine une passerelle reliant. Le regard circule et invente une continuité. Une union qui ne fait non pas la force mais prolonge au-delà de.

La Rénovation

Une impression de douceur émane de la scène et lève un voile pudique sur un drapé de tôle ondulée. Le rabot et la varlope sont posés dans le hors champ d’une pause déjeuner. Outils d’une noblesse artisanale au service d’un savoir-faire de tradition. Aucune autre histoire que celle du travail bien fait est échafaudée dans le cadre de ce chantier.

Et j’ai Criée

Le patrimoine ancre une identité et singularise. Les Parisiens remontent les Champs-Élysées et descendent vers le sud. Les Marseillais descendent la Canebière mais montent à la Capitale. A chacun sa langue qui maronne ou marave. A chacun ses noms d’oiseaux. Ici le gabian et là le pigeon. La grisaille d’une bohème ou le grand large en bordée. Chaque ville joue sa comédie et jette un pont entre les rives d’une mémoire collective. La ferveur du stade comme celle du pêcheur est dans tous les cas de faire trembler les filets.

Le hamster est mort mais la roue tourne encore

Dicté par l’obligation d’une convocation bien plus que le pas décidé vers la réception on pense au premier abord à un bâtiment administratif et force est de constater que les volets clos la barrière les touffes de végétation même les entrelacs d’un cœur ferronnier Force est de constater que plane en ce lieu un air rance en un mot le spectre de la liquidation judiciaire Cependant souvenons-nous que l’hôtel a vécu des retours de bains enchantés et des petits déjeuners ensoleillés Que penser de l’architecture mal dégrossie et de ce nom qui interroge et Il en va de même des deux étoiles hôtelières plafonniers éteints bien plus que voûte céleste étoilée.

Bazooka et Malabar sont à Hollywood chewing gum

La plupart des enfants de la fin des années 70 ont grandi devant la télé. Certains avec un illustré ou un livre entre les mains. Le plus grand nombre a surtout joué dans la rue. La télé offrait des héros à transposer en bas de son immeuble. Les petites bandes se liaient et se déliaient. Renouer était aussi simple que de refaire ses lacets. Le jeu était exploration des interdits et excitation.

Un mur et un trait de craie suffisait à créer un court de tennis. Une balle en mousse à faire rebondir un après-midi. Les balles litigieuses semaient souvent la zizanie. Ce n’était pas la volonté de se battre mais un trop plein qui nous débordait. Le sérieux prévalait quand même : car nous étions des athlètes dans notre tête. En guerre ou en paix, mais à jamais des silhouettes furtives en périphérie buissonnière.

Des Fêtes

Le soleil est passé derrière la montagne. Une effervescence de 31 décembre transforme ce bourg de montagne en ville lumière. Une ambiance à mille lieux de sa simplicité rustique. Une longue file de voiture stagnent dans une ornière enneigée. Un camping car est en travers de la route, patinant pour se remettre dans un sens qui semble le bon.

En chien de présence

Le périple routier est oublié. La chaleur bienveillante du chalet les lave de la fatigue routière. Les voix se mélange et des mains serviables s’affairent dans une cacophonie de couverts et assiettes. Tout ce remue ménage a réveillé le chien. Il dresse une oreille, renifle une odeur de viande, attend, mais rien qui ne vaille arrive. Il se moule dans l’empreinte encore chaude du coussin, ne refermant pas tout de suite les yeux, comme s’il était privé de quelque chose qui l’affamait.

La voie du silence
A venir

Écran d’arrêt

Tribute to Audrey et.Laurence.

La fixité de l’image ne traduit pas la véritable intention de la vie qui s’écoule. La proximité des corps n’induit pas non plus une communication.

Un visage souriant est souvent l’expression d’une parole. Le sourire engage à la réciproque. Mais le sourire est aussi une façade. Le spectateur ne dérangera jamais l’intériorité de cette scène. Tout comme le lion d’un zoo ne croquera pas le visiteur. Et le visiteur ne verra jamais le lion, mais un animal en cage.

La photo est un palais des glaces. On se faufile à travers ou bien on se cogne. C’est l’épuisement d’une énigme qui rend captif et à la longue indiffère.